Bordeaux, suite et fin

Dernier jet
Album : Dernier jet

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Après un tour autour des bâtisses merveilleuses de Gaudi, on repart, ciel entre gris clair et foncé, cap pour la France. Beauté de la Costa Brava, vallons côtiers et roches abruptes, derniers squatts pour nous abriter, dernières cervesas, derniers flamands roses, fin des routes étrangères…

On passe la frontière, tous gais, vue magnifique sur deux contrées. On retrouve la bière hors de prix à Cerbère où l’on s’abrite pour une nuit venteuse. Reveil de 10° plus froid que la veille, départ sous une fine pluie qui devient très vite – très – trempante et venteuse : congelés au bout de 10 kms, on pense prendre un hôtel avant de réaliser qu’il est moins couteux de se laisser porter par la SNCF vers Béziers. Une fois dans le wagon trempé par nos montures, le temps se calme, un peu dommage d’avoir squizzé cette plate étape, mais sans regret : une tartiflette nous attend ! Plaisir de retrouver une joyeuse compagnie, un accueil enthousiaste et chaleureux (y a même une douche !) le temps d’une soirée, avant la dernière ligne droite…

Interlude : entre la gare et l’accueil par le duo de choc, on entre dans un café turc, pour boire un café turc. Un turc nous sert donc un café (pas turc hélas, un bon expresso cela dit), on le remercie dans sa langue avec notre accent ridicule, on paie : ah non, c’est offert ! La Turquie nous fait un beau clin d’oeil, on en sort tout ému !

Vent dans le dos, beau soleil, on bat notre record : 165 km. On dort au bord du canal du midi près de Toulouse, revant du meme vent pour la suite. Reveil entouré de sportifs pour une autre étape de 150 bornes qui nous rapporte au lieu de notre premier repos, il y a 5 mois, en bord d’écluse. Plus qu’une nuit clocharde, puis c’est fini les sorties nocturnes en rampant hors de la tente avant de se geler le temps de pisser !

Vient le dernier jour : une pluie refroidissante, la fin du canal, les bords de Garonne, le pont de pierre bordelais, les « ah oui, on a fait ça là en partant ! », un snickers de l’amitié sur les quais, une série de feux grillés (pour se rechauffer bien sûr), puis on retrouve les potes, on leur offre notre odeur de chiens mouillés, un peu de terre dans le salon. Un peu hagards, super contents, épuisés, il nous reste plus qu’à profiter et réaliser…

EPILOGUE 1, par loulou :

C’était vraiment très interessant ! 10 000 km de routes qui relient les êtres, des rencontres, la vie intense au quotidien, l’effort largement compensé par des décors à mettre Nicolas Hulot au chômage. Je ne cherche pas non plus à cacher la lassitude liée au manque de confort entre autre, à la routine du voyage : me voilà content de finir cette balade comme je l’étais de partir !

Un peu vidé aussi, fatigué, surtout heureux de retrouver ceux que j’aime. De faire une lessive !

Je laisse Manu présenter les stat’, je crois qu’il y a eu une visite du blog tous les 2 ou 2,5 km, c’est très touchant parce qu’on a aussi fait tout ça pour faire les malins : objectif atteint.

Merci aux portes qui s’ouvrent, aux sourires qui se donnent et s’échangent. Merci beaucoup de nous avoir suivi. Merci aux messages parce qu’ils font du bien, remplis de mots qui donnent confiance, donnent du sens, rappelent qu’on n’est pas seul mais aimé.

Pour les fans d’images et de petites histoires, les adresses de ceux qu’on a croisé :

Ceux qu’on a doublé sans les voir encore hélas : tourmediterrannee.unblog.fr
Alban (sortie de Damas) : lillejerusalem.unblog.fr
Karim (Beirut) : www.discoveringlibanonnature.com
Pour un séjour au Liban, on peut transmettre l’adresse de Christian, fou de nature, très sympa, et guide. N’hésitez pas, c’est un chouette pays…il y a même du vin…
Olivier (sur les routes africaines) : africangipsy.blogspot.com
L’ecrivaine philosophe de Sarajevo : www.bosnawi.ba

EPILOGUE 2, par manu :

ah bah oui, c’était vraiment très très intéressant ! bon reprenons, les chiffres alors ; ce n’est pas 10 000 mais 10 734 km exactement, ce qui nous rapproche un peu plus des 11 000 km Langue. Pour le temps, nous avons passé 565 heures sur nos montures, vous pouvez imaginer comment notre peau est bien tannée ! Cela fait à peu près 19 km/h (il faut aussi considérer le fait qu’il nous est arrivé de marcher à côté de nos vélos dans les villes). Et puis ce blog c’est plus de 4 000 visites en 5 mois (merci à vous).

Un Voyage de 5 mois autour de la Méditerranée en vélo et j’insiste sur le mot voyage car ce n’est pas des Vacances, c’est forcément merveilleux. Bien sûr, il n’y a pas que des moments de gloire, on aimerait que les plus grosses côtes soient plates, que le vent nous pousse toujours dans le dos, ne pas être aspiré par les toilettes à cause d’une intoxication alimentaire, ne pas passer 5 jours sans le moindre brin de toilette mis à part le brossage de dents mais je pense que comme à chaque voyage, on ne se rappellera que des bons moments d’ici quelques semaines !

Et puis, il y a eu toutes ces rencontres, celles qui nous ont marquées, d’autres moins, des accueils chaleureux qui nous montrent qu’il est encore possible d’accueillir à la maison un complet inconnu qui passe à pieds ou à vélo (et même avec une barbe de bucheron !) sans penser qu’il va repartir avec tous vos meubles.

Il y a tous ces paysages de fou, ces emplacements pour notre maison mobile où, lorsqu’on ouvre les volets le matin, nous font oublier les 5 jours sans douche. On a aussi la nostalgie de certaines côtes où le « ça a dû être beau avant ! »s’impose à cause d’une urbanisation mal pensée.

On a eu ces quelques heures passées sur internet qui vous ont permises de nous suivre (apparemment assidûment), de prendre la température de notre voyage et surtout qui nous ont permises, à nous, de nous évader, de reprendre un grand bol d’air l’espace d’un instant, en lisant vos commentaires ou vos mail. C’est ce qui nous faisait repartir pour 1 000km à chaque fois.

Et enfin, le retour approche, les questions reviennent : « et on fait quoi après, je veux dire, quand on aura revu tous les potes et la famille ? » On verra, on est en avance par rapport à ce qui était prévu, on a le temps ! Et puis, on va retrouver le luxe ; une douche tous les jours, des toilettes à l’intérieur (plus de rhume de fesses), du gaz, un four, des poêles et des casseroles pour cuisiner.

Alors, pour tout ça, je suis prêt à repartir à vélo.

Un grand MERCI à tout le monde ; nos hôtes, nos lecteurs, nos auteurs de commentaires et toutes nos rencontres.

Et aussi un grand « pas merci » à Khadafi et à l’Algèrie pour la non-obtention des visas, ce qui a écourté notre périple et miné le moral à certains moments.

Et puis je voudrais terminer sur une spéciale dédicace à Dégé qui est la plume d’or des commentaires. Loulou comme moi sommes heureux de t’avoir fait voyager avec nous. Ca a été un réel plaisir de te lire à chaque fois.



Barcelona

Tiens ! le vent a souffle cette nuit, on dirait. On dirait meme qu il souffle encore… ah mais oui, il souffle encore ! dans tous les sens parce qu´on est en ville, qu’importe, nous pedaleront par vents et marees ! des que les vents souffleront, nous nous en allerons ! les arbres araches, des panneaux publicitaires écrases, des taules qui vibrent encore avec des vents de plus de 30 noeuds, des gerbes d’eau qui s’envollent sur une mer plate, mais puisque il fait beau et qu’en dehors de la ville, le vent nous aide parfois en nous portant a 50km/h sur du plat,ou au contraire nous faisant passer de 25 km/h à 0 en moins de 2 secondes et qu’il tente meme de nous faire passer par-dessus la rembarde de securite, nous arriverons a faire nos 90 km quotidiens.

 

 

 

On le defie donc et on a bien raison, c’est une de nos plus jolies etapes espagnoles, on a quitte les horribles villes balneaires pour se rapprocher de la sierra, ça monte mais peu et c’est bien assez avec eole qui s’amuse, on découvre donc les plantations d’oliviers en terrasses, les orangers et les clementines qui depuis cette nuit font de veritables tapis oranges sur les terrains irrigues de la region de Valencia.

 

 

 

Apres etre sortis des gorges de Gorgos et pris notre bière quotidienne, une Cruz Campo, la premiere, on parvint à se mettre a l’abri du vent pour la nuit.

 

 

 

On repart pour une petite etape qui nous mene à Valencia, le vent s’est calme et il n’y a plus qu’a se baisser pour ramasser les oranges. C’est quand meme fou ce que les arbres peuvent jeter ! On traverse des marais… sans flamands, on longe une route bordee de prostituees (il est seulement 11 heures du matin).On rejoint rapidement les fronts de mer, les pietons qui vont avec et qui marchent sur l’unique piste cyclable en ce beau dimanche ensoleille ! L´arrivee dans Valencia se fait une fois de plus avec un peu de chance malgre la pluie ; un cycliste croise quelques kilometres auparavant nous rattrape à l’entree de la ville et nous guide jusqu’au centre. De le, on trouve l’auberge ou on restera deux nuits pour se reposer.

 

 

 

On y rencontre un Suisse (Olivier), encore un, mais qui, comme nous, voyage a velo. Il prend la direction de l’Afrique pour descendre le plus bas possible ! Ca parle forcement velo, saccoches, remorque, route N 340, C 31 …, on se renseigne sur les jours a venir. D’autres touristes dans l’auberge de cette superbe ville, batiments anciens resplendissants au centre, base ultra-moderne reussie en peripherie. Et pleins d’etudiants en recherche de logement pour leur semestre en Erasmus. L’un d’eux nous fait bien rire, appelons-le « Modeste Erasmus », il sait qu’on a qqs kms dans les pattes mais…

 

DIALOGUE AVEC MODESTE ERASMUS :

 

- (les2pedalent) t’es la pourquoi ?

 

- (Modeste Erasmus) un semestre universitaire, j’ai envie de vivre comme un globetrotter, partir… donc je me suis lance dans cet incroyable projet

 

- (l2p) : mmmhh…

 

- (ME) : je me sens tel un aventurier, avec toutes ces nouveautes a découvrir !

 

- (l2p) : mmmmhh, mmhhmmmhhmm. Mmh

 

 

 

 

 

De Valencia, on continue notre route vers le nord. Avec notre habitude des villes et un petit coup de main de notre pote le soleil, on trouve directement la bonne route pour sortir de cette ville magnifique. On ne retrouvera la mer qu’en fin de journee mais nos narines ont ete remplis d’effluves de fleurs d’oranger toute la journee et nos papilles ont jubile lorsqu’on leur a fourni quelques delicieux fruits acidules. Nos bicyclettes se sont echouees ce soir sur une plage de Benicassim juste sous un balcon d’une residence secondaire. Il y fait encore assez chaud pour prendre une douche froide en plein air (pas plus de 12 degrès). C’est si bon d’etre propre !!!

 

 

 

On part mercredi sur une route encore magnifique, on la quitte pour un sentier limite pratiquable a velo qui passe entre la sierra et la mer. A gauche, a droite … rien ! que du bonheur sur 15 kilometres, juste des senteurs de pins et une mer bleu turquoise. Au bout du sentier, on rejoint la presqu’ile de Peniscola. On reprend ensuite notre route de predilection la N 340 jusqu’à San Carles de la Repita. Ce soir, et parce que ce type de terrain de camping manquait à notre actif, nous campons dans un champ de clémentines.

 

 

 

On a entendu les canards chanter cette nuit, a moins que ce soit les aigrettes ou les cormorans…, les terrains autour de nous sont marecageux mais le froid a fait fuir les moustiques. Pour le petit dejeuner, ce sera des clémentines fraichement cueillies, s’il vous plait.

 

 

 

On roule en direction de Taragona.Les orangers se font oublier pour laisser place aux oliviers centenaires qui bordent les routes. Arrive en ville, on fait une petite escale, histoire de reprendre un peu d’energie, ce qui se traduit par sandwich jambon fromage – depuis qu’on est de retour en Europe. Message subliminal : lorsqu’on rentre, on veut des tartiflettes, des fondues en tout genre, des gauffres, des super tartes, canard à l’orange,… On visite assez rapidement la ville meme si elle est vraiment tres jolie et nous continuons notre journee jusqu’a Altafulla. toujours face à la mer, un petit terrain arbore nous accueille, il suffit de passer le petit portillon ou il est inscrit : no pasar. Mais qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire ?Indeci Toujours est-il qu’on trouve egalement le porche d’une maisonnette pour s’abriter du vent ainsi qu’une douche d’extèrieure (froide) pour desagreger nos effluves de deux jours ; pour une fois, on etait presque pas sales!

 

 

 

Apres un petit déjeuner au soleil face a la mer, on enfourche nos montures pour se rendre a Barcelona. On fait escale cette fois-ci a Sitges, une tres jolie petite ville encore. On longe ensuite la corniche qui surplombe la voie de chemin de fer et la blanche du milieu. Elle nous donne de minuscules suees et on est oblige de la quitter pour la joie de retrouver l’autoroute, les 4 bandes successives, les sorties et voies d’insertion qui nous forcent a rouler tels des acrobates sur l’asphalte comparable à la patrouille de France dans les airs. Apres quelques klaxons d’automobilistes dans l’incomprehension de nous voir sur ces routes a multiples voies, on penetre finalement dans la ville de Gaudi. On y trouve assez rapidement une auberge ou notre hote californien parle français. Une vraie cuisine et une douche chaude nous y attendent.



Alicante

De Malaga a Alicante
Album : De Malaga a Alicante

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Aujourd’hui, ce sera bref : fini l’exotisme, les pyramides, les mers ou l’on flotte, les mosquées enormes, les paysages balkaniques, la cuisine orientale (pain/huile d’olive au diner ?) et autres monstres jordaniens… ca sent le retour.

L’Europe, du PQ plein les WC, les rues propres pleines de voitures neuves, les allées de palmiers des stations balnéaires stéréotypées : mer, plage, corniches, immeubles de 15 étages. Parfois, une belle église, un théatre romain deux fois millénaire comme a Cartagena por ejemplo, des filles jolies avec leur cheveux détachées – quelle provocation ! – et de jolis décors tout de meme quand une route cotiere s’offre a nos gambettes, traversant sierra escarpées aux points de vue eblouissants, nous conduisant de Lidl (ah, les brioches de Maitre Jean Pierre !) en Maxi Día.

On les cherche un peu ses belles routes tant on se trouve par la force des choses dans des cités estivales desesperantes qui s’enchainent dans un concours de banalités, ou dans des zones commerciales sans fin. Quand, tout a coup, tout cela s’efface, que de merveilles, de bleus, de pins, de roches grises ou roses, de bruyères mauves, de ruines evocatrices, de petits villages charmants (heu, un seul). On a meme eu le vent dans le dos, c’est vous dire comme tout va bien ! Et pour la premières fois, on baratine un peu la langue locale, quel confort que celui d’echanger un peu avec ceux que l’on croise.

Ca sent le retour, on y pense, on en parle, « et toi, tu vas faire quoi, tu vas bosser où, tu repars quandoùcomment ? ». Notre promesse nous unit : on le finira un jour ce tour, dès que la frontière Algérie-Maroc est ouverte, que l’Algerie semblera plus frequentable aux cibles à roulette, que Khadafi nous ouvrira ces portes pour au moins un mois, on roulera de Tanger a Alexandrie… Et qui sait, on pourra peut-etre rouler d’Egypte à Beirut par la cote ? Enfin ca…

Voila, aujourd’hui, on profite d’un surprenant 24 degré pour oublier nos manteaux et souffler un peu ! Merci a tous pour les commentaires… a bientot…

 



Malaga

Chaouen - Malaga
Album : Chaouen - Malaga

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  Le bleu de Chaouen vous rappellerait le bleu de nos yeux et de celle qu’on longe depuis le debut. On en est presque tombe amoureux et il vrai que passer plusieurs jours sans la voir en devient frustrant. Apres etre descendu de chaouen a travers monts et vallons en longeant le canyon, on a rejoint la mer blanche du milieu (qui est plus bleue que blanche), ce fut plus montagneux que prevu mais plus ca monte et plus c est beau, et puis ca nous rappelle qu on a des jambes (……trop belles !). Par ici, la lavande est deja fleurie et son odeur nous ferait presque croire qu on est en ete. Retour a la realite, il ne fait que 17 degres et le K-way et les gants sont de rigueur dans les descentes, mais qu’importe, on l’a retrouve, elle est bien la avec la corniche qui va avec. On en profite pour dormir sur un bout de falaise, la vue est somptueuse (normal, on dort dehors alors autant que ce soit beau !), du coin de l’oeil, on surveille l’ancien village de pirates situe en contre-bas. Cotes et descentes s enchainent jusqu a Tetouan, le soleil ne nous a pas abandonne meme s’il se cache un peu parfois, le vent de face nous a meme rendu visite.

Tetouan, c est un peu comme……..demandons a notre guide qui n’a pas besoin de sous, qui nous fait la visite pour rien et qui nous prend un peu pour des lapins de 6 semaines , reprenons donc, Tetouan : une belle Medina avec trois quartiers : des berberes, juifs et andaloux, 60 000 personnes au total, 45 mosquees et aujourd’hui (comme par hasard, le jour ou nous passons a Tetouan) la cooperative du quartier berbere est ouverte au public et tout est a 50%, et comme notre chance n’a pas fini de nous sourire, on peut meme monter sur le toit de la cooperative pour avoir une magnifique vue ( de toits) de la Medina, mais pas trop longtemps quand meme parce qu il faut maintenant visiter le magasin. J’ai failli oublie, les gentilles femmes berberes qui vendent leurs legumes dans les allees ont laisse leurs anes sur le parking a anes a l’exterieur pour pas salir et encombrer les allees. Donc, je ne vous l ecris pas trois fois de suite, mais cette histoire, Hamed nous l a raconte minimum trois fois. Il y a 300 familles de Berberes dans la montagne au-dessus de Tetouan et les femmes sont descendues aujourd’hui avec leurs produits.

On a vraiment trop de chance !!!!

Apres avoir fait comprendre a Hamed qu’on allait continuer la visite tout seul comme des grands, on a fini d erer dans les differents quartiers, on a pu deguster quelques cornes de gazelles, des supers sandwiches poisson-lentilles, d’autres aux oeufs offert par un technicien en climatisations et quelques autres patisseries.

Notre journee s’acheve a une vingtaine de kilometre de Ceuta (sebta). Le vent a forci et apres le chocolat chaud pris en terrasse, on trouve un endroit a l’abris dans une oliveraie protegee par une allee de sapins. Impossible de camper sur la plage, un militaire piste le moindre « candidat au suicide » qui souhaiterait traverser le detroit pour rejoindre la vieille Europe. Derriere les sapins, dans les marais, on apercoit des flamands roses, des dromaderes en train de paturer, des cigognes qui attendent le meilleur moment pour remonter dans leur nid. Il s’ecoule peu de temps avant de voir une voiture s’arreter (on etait pourtant bien cache…..zut !!!).

en espagnol

- »bonjour m’sieur le proprietaire!

-Vous allez camper la avec ce temps ?

-euh …oui, si ca ne pose pas de probleme !

-aucun soucis mais faites attention aux voleurs, attachez vos velos aux oliviers.

-oui monsieur, merci beaucoup.

Moralite : des saccoches oranges sur un velo, ca ne passe vraiment pas inapercu…..on s est fais denonce, cela dit, on avait pas chercher a etre discret !

 Tente montee et voila l’averse, qui dure, qui dure, eh bein on s’en fou, on est a l’abri. Au reveil, le soleil a chasse la pluie et l’araignee gipsy remonte a la goutiere ! On en profite pour se rapprocher de Ceuta, prendre un copieux petit dejeuner avec un chocolat chaud, puis un deuxieme, oui-oui monsieur le serveur, un deuxieme ! On fait quelques achats pour les jours a venir, quelques clementines, olives (1kg) et autres bonnes choses et c’est parti pour la traversee du detroit.

On quitte l’afrique pour le vieux continent et qui dit vieux continent, dit : bieres pression du soir, porc, Decathlon (qui nous permet de retrouver des pompes a velo dignes de ce nom et du gaz pour nos plats de pates au pesto) et …… obligation de rouler sur les 4voies du littoral parce qu il n y a pas d autres routes !

voila notre passe temps depuis hier, la cote est peu sauvage et l’anarchie des immeubles nous font penser : « ca a du etre beau avant »

Ca devrait s ameliorer pour demain, on devrait retrouver des petites routes comme on les aime, celles qui nous font apprecier le tour qu on est en train de faire.

Ce soir on a perdu nos odeurs familieres des 5 jours passes, on les a troque contre une bonne douche dans une auberge a Malaga, chouette ville quoiqu’un peu grosse, notre hote de ce soir est colombien, il s’appelle Louis et a un humour appreciable.

Quel bonheur de pouvoir comprendre et de s’exprimer dans a langue du pays qu’on traverse !

Hasta Luego todos (clin d’oeil a la familia Morinos) 



Chefchaouen

Du Nil a Chefchaouen
Album : Du Nil a Chefchaouen

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Les nouvelles aventures de Forest Gump et de l’epouvantail sont arrivees !

Alexandrie. Fin de l’exclusivite cyclistique. Le train devore deux grosses journees de velos en 3 H : toute cette vitesse, on est perdu en arrivant au Caire. Quelques bornes, un dernier repas egyptien, qui se revelera le seul degueulasse helas, pas classe ! Les acrobaties aeroportuaires – Monsieur l’agent, on veut rentrer dans la salle d’embarquement avec nos bicyclettes boueuses, oui oui… Quelques heures plus tard, on a traverse le Nord de l’Afrique, arrache au Nil et a nos reves de velos sans compromis, ou de bateau en moindre mal, mais… on va bouffer des tajines, ne gemissons pas.

Selon une tradition slovene, on fait 500m avant de camper dans les bois de l’aeroport Mohammed V, profitez des senteurs de kerosene et des poubelles eparpillees. Bizarre au reveil de se sentir si loin des terres pharaoniques apres une courte nuit, on a perdu la vitesse dans notre mode de pensee.

Le ciel bas, les premiers coups de pedale : youpi, fini les coups de klaxons incessant qui nous rendait presque migraineux ! heureusement, on retrouve les anes et les charette, un pain merveilleux pour le petit dej’, des gens gentils : le premiers nous envoie une brique de lait en accompagnement, ca s’annonce bien !

Suivent : la visite de Casablanca sur la thematique des banques – on y voit aussi la deuxieme plus grande mosquee del mundo, si si, une medina, du poulet grille, un port, Abdel, le thé a la menthe de son voisin, etc… Campement sous les eucalyptus, la route, la pluie, le ragout de dinde fameux, les terres detrempees, vallons erodes : nos squatt se dechainent, on campe dans une « chapelle » de cimetière : les voisins etaient calmes.

Puis la pluie, le vert des monts et vallees, « gorges » dit notre carte mais faut pas s’enflammer, c’est tout joli, un peu froid et mouillé. On finit sur la paille apres un tajine bien chaud et la crainte de camper dans la boue.

4° jour : de la viande grillee, et une bergerie pour la nuit, pour trouver : apres les collines vertes fluos sur fond de ciel un peu plus bleu, tourner a droite vers le hameau, demander a Hassan ou dormir – ses copains comprennent pas bien le mime de la tente pourtant experimenté – le suivre a travers le champ de boue, lui refuser l’interieur chaud de pisse entre autre et pleins de brebis toussantes, et planter la tente dans l’etroite avancee empaillee. Ensuite, tout le monde est pres a nous recevoir : etrangeté des rapports humains, on n’est deja plus etranger, apres qqs minutes. On refuse, la flemme de retraverser la mer de boue, l’envie de dormir bien vite… Hassan revient avec un couscous, trop bon, trop tard : on a deja devoré… puis son pote apporte le thé a la menthe, succulent. Au reveil, thé et dattes, assis tous 3 sur une botte de paille, regardant le retour du dieu Soleil, enfin !

La route nous porte au pied des montagnes, les paysages nous regalent, un couscous nous rejouit, le soleil chauffe un peu, pas trop. Ca monte, ca faisait longtemps. Nos chaines regraissées ne pleurent plus, le mecano nous a genereusement offert de la graisse : « avec plaisir ». Des enfants nous jettent… des fleurs ! on regrette pas les c… de jordaniens. Des sourires, des pouces levés, des maîtres djedaïs – hommes en djellabah à capuches pointues partout. Des oliviers, chênes liéges. On campe dans les monts, berces par la riviere, le sourire d’Abdullah qui vient nous porter des bieres – ah non, du thé à l’absynthe -  du pain et de l’huile d’olive parce que c’est bon, pour veiller un peu, il fait frais. On le retrouve ce matin, l’âne aux fesses tannées tourne autour du moulin, ecrasant les olives pour en faire le liquide aimé. Il nous en parle en français, avec passion.

Plus loin, sous les sommets enneigés, on se pèle a Chefchaouen, ville bleue et belle, touristique, ou on peut acheter du haschish, vous connaissez ? Douche chaude, clavier azerty, on papote francais, anglais, espagnol, ce qu’on peut, et on va… MANGER DU COUSCOUS !

on vous met en lien le blog d’autres mecs à pédale : on se suit, on se double, on s’est tjs pas rencontré hélas : tourmediterranee.unblog.fr



Alexandrie

On est parti de bon matin, quittant le Caire plein d’entrain, a bicycletteu. On suit un bras du Nil, l’une des plus vieille voie de circulation, et on se perd presque pas, un peu quand meme dans les chemins de sable impraticables ou l’on pousse pendant 1 ou 2 heures, en chapardant des clementines delicieusement juteuses et sucrees. Que de gens sympas, on nous offre des thes, des moments agreables… Puis on retrouve la route, ses klaxons alienants, le plat pays, vegetation tropicale, palmiers, manguiers – vides helas – agrumes, pechers, vigne, champs de feves evidemment - on en mange a chaque repas -  pour camper, comme au premier soir du voyage, aupres d’une ecluse.

Lever pour rouler, comme toujours, face au vent. On suit notre fidele canal, quand Ahmed nous arrete : on allait se perdre, il nous improvise un plan en arabe, plus pratique pour demander notre chemin, nous offre le the, et le repas. On n’ose pas trop, on picore 2/3 concombres et falafels, pour s’offrir un festin un peu plus loin, toujours entoure de gens sympas, souriants et curieux, parfois penibles mais pas cette fois-ci : on mange sans etre bouscule.

Puis on roule, toujours. Pas vite, vent oblige. Quelques villes envahies de rick-show plus ou moins decores, tunnes, et mal pilotes ! Puis vient la pluie, elle ne dure pas mais trempe tout : ou camper, la boue a envahit l’espace ? La route trop frequentee nous saoule, on prend un chemin-patinoire au coucher du soleil, « On peut camper la ? » La reponse est claire, claquement de langue sur le palais : NON. La nuit tombe, on retrouve une route calme, un repas et un sahlab – verre de lait epaissit parfume a la vanille, coco, arachide, un dessert fabuleux. On n’est plus qu’a 50 km de la ville chere a Clo-clo : allons voir si les sirenes y chantent encore la meme melodie. On roule, on se perd pas trop, on echoue dans un hotel : le temps d’une douche (Chaude !) pour virer nos kilos de crepis boueux, et bonne annee ! Quelques petards animent la ville ou l’on s’endort, epuise par notre plus longue etape.

Depuis, on erre dans la ville decrepite, a velo, a pied, de port en port, de bureau en bureau, de gens gentils pas au courant a gens moins gentils forcement un peu plus au courant, pour petit a petit accepter l’evidence : ce sera pas un beau voyage sans avion, on doit accepter d’abandonner la noblesse de nos vaisseaux a pedales ou des quelques navires deja empruntes pour suvoler dans tous les sens du terme 3 vastes pays. Un grand bond en avant. La fin d’un reve. On va repartir au Caire en train, d’ou on volera vers Casablanca. Vivement un bon couscous pour nous faire oublier l’interlude !

Pour tuer le temps, la recherche de l’amphitheatre romain se revele plus infructueuse que celle de la magnifique nouvelle bibliotheque, bel ouvrage moderne en volume et lumiere ou l’on glande a la lecture de magasines francais ininterressants au possible. Quelques belles surprises se cachent entre les batisses plus ou moins lepreuses, eglises orthodoxes et mosquees, sourires et regards, repas et nuit quasi-offert pour des journees a moindre cout.

Un grand merci pour les mails et commentaires, bonne annee a tous, c’est d’epoque, portez-vous bien et attendez-vous au pire : on risque de repasser dans vos salons plus tot que prevu… Qui vient nous rejoindre au Maroc ? En Espagne ?



Cairo – complete le 28/12

De Madaba au Caire
Album : De Madaba au Caire

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BONNE FETE A TOUS en ce 28/12…On a quitte Madaba sur le champ…… enfin, sur une magnifique route ou le soleil couchant dore la route et jongle avec la pleine lune dans un voile nuageux couleur parme. C est avec une magnifique vue sur la mer Morte qu on dort ce soir sous des pins maritime berces par la brise nocturne du mois de decembre. On se reveille avec Israel en ligne de mire, un desert jordanien a droite, un autre a gauche et la mer a quelques kilometres en contrebas. On ne met pas longtemps avant de l atteindre, elle et ses mouches qui vous quadrillent chaque  centimetre carre de votre peau a l instant ou on fait un arret pour admirer cette mer d une couleur etonnante et ses stalactites de cristaux de sel qui se forment sur chaque rocher ou vulgaire caillou qui lui servent de rivage. On tente donc l experience de se baigner au risque de ne jamais toucher le fond !!!! c est bien ca, on flotte comme nulle part ailleurs, on peut tenir une position verticale sans faire aucun mouvement. La texture est bizarre mais interessante a decouvrir ! On  passe le point le plus bas de notre periple a -400 m, il fait beau, chaud, la route nous laisse glisser jusqu’a un bon repas, puis un accueil chez des bedouins : on plante notre toile sous la leur ce soir ! Toujours du the, mais peu d’echange, barriere de la langue oblige, et sans doute n’est-il pas necessaire de parler beaucoup ici.

 On reprend vite de l’altitude en se dirigeant vers Petra. On traverse une rose vallee de roche,  c’est magique et raide, et se termine, comme on aime, par un the offert, au feux de bois sur un grand rocher dominateur…

Les villages suivants nous conduisent d’arnaques en hypocrites, on s’eclate moins, on apprecie peu d’etre cible des jets de pierre d’enfant nous ayant saluer de leur beaux sourires l’instant d’avant. Loulou est d’autant plus triste qu’il fut incapable d’en detruire un seul ! Rien de bien mechant, quelques rencontres plus sympathique, mais on devient ferme et mechant, c’est bete… on campe donc a l’ecart des hommes, sur la beaute d’un plateau survolant les decors mineraux incessant, spectacles toujours renouveles aux lumieres celestes puis sous les etoiles : ca nous troue le cul toute cette beaute !

Puis Petra, temples sculptes dans les roches roses, touristes et backpackers (sacados) de tous pays, nourriture infectes et problemes relatifs a leur ingestion. Nous vomimes, nous degoulinames, nous fievrimes, nous tremblames, nous detestames etre ainsi, le moral dans nos chaussettes puantes, nous pensames a nos tendres mamans – veridique ! – et nous primes une grande decision : ON RENTRE !

Entre quelques arrets inopines, on rejoind la vallee desertique qui joind les deux mers : Morte et Rouge. On suit la route jordanienne, la frontiere israelienne, la route symetrique de cette contree, entoures des remparts montagneux. Quelle betise : deux routes a cause des frontieres… camping dans les sables fins, puis on arrive a Aqaba. Achat d’une horrible pompe chinoise pour remplacer nos merveilles volees a Petra  quel merveilleux pays, pas presse de repasser la, pourtant, c est tres beau…

Bien decide a rentrer, on prend le premier ferry pour l’Egypte : ca y est, cap a l’Ouest jusqu’a Gibraltar !

Repos a Nuweiba, on retrouve une nourriture appetissante, saine et peu couteuse, bonheur retrouve en compagnie de 3 australiennes sympas, de deux couples de « truckeurs », voyageurs en 4×4 impressionnants, ils rejoignent (separement) l’Afrique du Sud, sur un ou deux ans, puis continueront, vers l’Inde pour les hollandais, l’Amerique du Sud pour les chasseurs d’image allemands… Une bise aux poissons colores de la mer Rouge, et suite a un bref passage a Taba – sur la cote – on part pour le Sinai…

On le traverse sous un vent terrible, sans rencontrer Dieu comme d’illustres predecesseurs (Moise et ses copains pour les incultes !), mais le Petit Prince oui, le petit Mohammed et ses grands yeux noirs lumineux et sa djellabah. Il nous remotive pour attaquer nos Vols de Nuit, le vent y est moins fort. On roule sous les etoiles, on dort quand on en peut plus, pres d’une carcasse de chameau dans une decharge ou dans une dune digne de nos fantasmes de desert. Et on mange des bons trucs le jour, par exemple les poissons seches chez LA femme : on ne voit en effet qu’une seule et unique representante de la gente feminine pendant cette navigation.

La nuit du 24/12, on pense a vous, vous esperant rassembles dans l’amour des uns et des autres, pendant qu’on pedale dans le Ciel n’y voyant ni traineau, ni renes, ni pere Noel, mais Orion dans toute sa splendeur, les Pleiades, la Grande et la Petite Ourse, des tas de shooting star pour  faire de beaux voeux, vous envoyer de douces pensees.

Pour Noel le vent cessse enfin, on revit. On passe sans le voir le canal de Suez : tunnel ! Des militaires surveillent tout ca et comprennent pas trop d’ou on sort. Derniere autoroute pour le Caire : on y mange sans cesse depuis hier, c’est fabuleux ! Cet apres midi, on est alle saluer les pyramides et le Sphinx, c’est tres joli.

Demain, on tente un visa a l’ambassade de Lybie et on se renseigne de l’etat securitaire algerien, pour definir la suite du trip. La, on vient de se regaler de vos mails et commentaires, merci… ca fait du bien a chaque fois, continuez ! On est heureux…

Suite le 28/12 : tournee « desastreuse » des ambassades : ni de visa lybien – on s’y attendait – ni de visa algerien – on s’y attendait pas – il fallait le faire depuis la France, ou on nous avait pas dit ca du tout… on glandera donc ici demain, voir le vieux Caire et sa citadelle, puis on va vers Alexandrie, essayer de s’embarquer vers la Tunisie, voir meme le Maroc, si on trouve un cargo, ou un voilier, revons…



Madaba

Beirut a Madaba
Album : Beirut a Madaba

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On a quitte Beirut, comment dire, ce fut ……..Beyruth et puis finalement on a trouve la bonne route – 36 km……….de cote pour un denivele de 1500 metres et tout cela abattu en 3 heures. A cette altitude, ce n est pas Beyrouth qu on apercoit derriere nous mais un immense nuage brun qui nous empeche de voir la mer blanche du milieu. bref, on le laisse derriere nous et on descend dans la vallee de la bekka, accompagne par les klaxons incessant des libanais et les nuages de fumee noire que nous lachent leur mercedes de 1960 ou apparait encore un « D » comme Deutschland. Entre les montagnes du « Liban » et de « L’Anti Liban », on file droit devant nous sur un immense faux plat qui nous emmene malgre le vent de face jusqu a Balbeeck. Il est 16h, a cette heure-ci, le soleil rend la montagne rouge, puis, c est la nuit. On trouve un campement, c est une aubaine, on aura une vue magnifique sur la neige eternelle du Liban demain matin, a moins que …….

On s installe, tente montee en moins de 2 (on est encore plus rapide en cas de pluie). on se pose et degustons nos derniers baklavas et autres mignardises trouvees sur le chemin. Arrive une voiture, puis deux, puis trois, bientot, c est 7 ou 8 hommes qui sont avec nous et qui se demandent ce qu on fait la. Nous sommes dans la region du Hezbollah, chose que nous ne savions pas vraiment, et des gens qui campent comme ca en plein hiver, ca peut etre louche, on pourrait transporter des tetes nucleaires dans nos saccoches……une sorte d’attentat au velo piege ?

Bref, malgre les loups, les chien, les hyenes et autres lynx, on dort comme des princes dans notre palace avant de visiter les temps antiques au palais de Jupiter, mais surtout de Venus ou Bacchus, notre prefere ca va de soit. Que de constructions grandiose, les dernieres folies imperiales romaines avant la chute, cite immense dans la vallee libanaise. Et on achetera pas de tee-shirt « Hezbollah », on va pas donner d’argent a des militaires.

Le fleuve d’asphalte nous offre un dernier salut a Karim et Christian, une nuit offerte dans une cabane au bord d’un ruisseau en compagnie d’une petite caille et autres piafs, quelques friandises partagee en espagnol avec un libano-colombien, et une cote interminable avant Damas.

On y retrouve Cecile pour les visites de souk, presque vide, c’est exceptionnel, pour les fetes musulmanes – Eid. Ruelles couvertes, un portique et quelques colonnes, citadelles, mosquees evidemment, portrait de « Top Gun » (Bachar Al Assad en Ray Ban !) ; des tetes de moutons sacrifiees et du sang sur les trottoirs nous mettent en appetit. Soiree francophone ou l’on nous donne des visions du pays, entoure de syriens, afghan, francais, belge, et metisses. Joie d’etre accueilli encore ce soir ! L’occasion de gouter les crus libanais, de discuter avec d’autres jeunes sans effort de langage, d’aborder des tas de sujet, ca nous change des gestes !

La poesie de la route reprend en prenant cap au sud, on n’ira pas plus a l’Est desormais. Tiens, un mec sur un velo decat’ au bord du chemin : Alban arrive de Lille pour son pelerinage vers Jerusalem, il a rencontre, photographie, vecu a fond depuis fin aout (lillejerusalem.unblog.fr pour les amateurs). On passe 2 jours ensemble, quittant la pluie pour le vent – de face – et la Syrie pour la Jordanie. On nous offre le the et des sardines a l’huile, une bougie : lumiere !, lors de notre dernier squatt en maison inachevee.

Descentes et cotes se succedent dans les collines bibliques jordaniennes, toujours le vent, prions Eol de se retourner les jours qui viennent… Les oliviers sont toujours la meme si la Mediterranee s’eloigne, Aman arrive enfin, son theatre antique nous surprend, pas le reste ! Ambassade de Lybie fermee pour quelques jours, on attendra donc le Caire pour supplier et tenter desesperement d’avoir un Visa ! Desormais, la mer Morte nous attend, peut-etre fera-t-il plus chaud au point le plus bas(- 400 m environ) de la Terre ?

Merci a tout ceux qui m’ont fait l’honneur de songer a mes 25 ans, en photo fabuleuse -ils se reconnaitront, merci le chat ! – ou par des mots, toujours touchant, d’autant plus avec la distance ! Ici, on a fete ca autour d’une biere dans une laiterie libanaise ! Bises a tous / loulou

Resultat du concours : une faible participation mais de qualite mettent Sandrine et Renee en tete ! Envoyez-vos adresses !



Beyrouth

 

Mersin a Beyrouth
Album : Mersin a Beyrouth

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Par quoi commencer pour raconter cette semaine de reve…

On quitte Mersin, la meteo pleure puis on arrive dans un bled pour camper, ca commence : on passe la premiere partie de soiree au coin du poele du cafe de la place en mangeant des toasts et en buvant du the, ca vous surprend plus, et du jus de betterave, bon. En partant, c est hors de question qu on paie la note, « Ah, merci ! », puis on suit Mustafa qui nous accueille dans son salon. On papote en regardant le Tourner Manege local, on parle un peu avec son Imam de pere, on dort au sec tandis que les trombes tombent toute la nuit. Petit dej de compet’ assis sur le tapis, on repart prendre les gouttes…

Oh surprise, apres s etre fait recrepir la gueule aux eclaboussures de camions, on se pose manger (servi par une nana, oh surprise !), le soleil arrive, nous seche la maison, le decor se revele, superbe, champs plats entoures de vallons, certains couronnes de chateaux, on trouve une fontaine pour se laver dans les collines, on arrive comme des sous neufs au village du soir : c est encore un accueil formidable, d’Ahmet : on n’a pas faim mais ON DOIT manger – c’est super bon – donc on se plie aux attentes de toute la famille reunie, enfants, mamans, le gosse en permission du service militaire, que de sourires, de rigolades et d echanges autour de nos cartes.

Visite du caravanserail au reveil : rebati et donc dans un etat superbe, on a donc dormi pres d’un des mythes de la route de la soie, sur les traces de tant de voyageurs… Magnifique ouvrage au-dela du reve qui y est lie.

La route glisse vers les orangers, Manu se fait offrir des kilos de mandarines sucrees juteuses : on bouffera pas de litchis cette annee, mais on compense de cette maniere… visite express d’Iskenderum ou on se repere pas, la fin de journee nous pousse vers un nouveau village, vers un nouvel accueil incroyable : c’est Fatma et sa famille qui nous offre un somptueux diner, toujours assis en famille autour du plateau argente, sur le tapis du salon. Fatma a vecu 10 ans en Allemagne, ca baratine donc teuton, turc, gestes et grimaces ce soir… On a ose demander a se laver les pieds pour pas pourrir l ambiance. On part dormir dans l ancienne gendarmerie, les flics nous serve efficacement dans leur absence. On est charge de bouffe : on allait pas partir les mains vides ! On a : des clementines a s en rendre malade, des cacahuetes, des biscuits maisons, des pommes, du pain, citron, on en oublie…

On roule sur un chemin de reve entre ciel et mer, forets et rivieres des galets, on se fait offrir des sandwichs par des femmes chez qui on a admirer la preparation du pain, cuisson au feu de bois… magique ! Vous n aurez pas de photos de tout ca, ca marche pas bien aujourd hui. Et encore des clementines, au cas ou ! Pour les vitamines ils nous disent ! On bouffe tout le temps, c est vraiment un beau pays !

Le soir, on gagne une ville proche de la frontiere, on evite les gouttes et l orage par differents coups de chance, la soiree se passe avec les alcooliques reunis puis les spectateurs du match Galata Saray/Ukraine – 0/0 a la mi-tps – les joueurs de cartes, puis on suit un personnage, Ismail qui nous loge, apres avoir virer ses 2 filles de la chambre. Il fait autant de mouvement qu un moulin mais on comprend pas grand chose. A grand coup dans la porte on est reveille a l heure des coqs, pour reprendre la route. La pluie s arrete apres une nuit au sec sous l orage, merci encore… La Syrie nous ouvre ses portes apres qqs km de cotes, on va pouvoir manger encore ! Nuit en hotel a Lattakia, on retrouve qqs belles architectures au milieu des immeubles de beton, des quartiers de pecheurs zen, une chapelle immaculee, et notre premiere puree de pois chiche, a l huile d olive parce que l huile d olive c est bon. Patisserie en dessert… Biere egyptienne…

On roule vers une plage pour la nuit suivante, visitant une jolie ville et son theatre antique, douceur de ne rien faire entre deux galettes de petrole dans un lieu calme, lumiere… On repart.

Apres quelques sandwichs a la menthe en compagnie d un anglophone et d un coca chez un lusophone – on lui repond en espagnol mais c est pas terrible ! – on quitte Tartus pour se rapprocher du Liban. Apres pleins de refus, on s’arrete chez des syriennes et non des sirenes helas qui nous ont surpris, c est les hommes qui appellent en general ! On reste manger : papa reste avec nous, maman et les filles regardent ! Ils veulent nous marrier : OK, si elles suivent a velo ? Ah, moins motivees… d ou le nouveau grand jeux concours… Encore une belle soiree, bcp de jeunes baratinent un peu d anglais : nombreux sont ceux qui ont sillonnes la grande mer blanche du milieu, celle qui nous sert de rond point depuis bientot 3 mois. Les cargos les ont emmene a Sete, Marseille entre autre, super sympa tous. On va pas dormir dehors, donc on re-dine (MANGE. sans discussion possible), et le matin, on traine a papoter avec les uns les autres, petit cafe au soleil, lait frais encore chaud, douche chez un autre et… repas encore, accueilli par tout un quartier en fait, c est fabuleux, ciel et mer se battent le bleu le plus intense.

On roule alors vers le Liban, passant Tripoli pour atterir chez Bertrand, francais adopte par le pays depuis 5 ans, il nous offre un accueil digne des jours precedents, visite de Tripoli by night, citadelle non eclaire car l electricite est coupee, que de voutes superbes en ogive, dans une pierre brune/rousse, c est superbe… on se laisse compter une vision du Liban qui nous rend deja le pays attachant. Quelques videos de Jordanie aussi pour nous mettre l eau a la bouche, et parler francais enfin, ca facilite les choses !

Hier, on a visiter Biblos d ou vient l alphabet, encore des voutes et des belles choses, une plage accueillante pour la derniere nuit avant Beyrouth ou l on vient d arriver : ca s annonce bien ! 2 ans apres les bombes, le centre historique est deja rebati et superbe, autour c est plus variable, c est Sarajevo, on decouvre juste donc on en dit pas plus.

GRAND JEUX CONCOURS : JHs cherchent jeunes filles 20/50 ans aimant les balades a velo et les effluves viriles, la discussion sans langage commun et manger 5 fois par jour.

Les 2 meilleurs reponses a cette annonce seront recompensees d une carte postale. Les hommes peuvent participer a condition d ajouter « ette » a leur nom. Lachez vous, soyez creatifs, on a hate de lire… Laissez vos reponses en commentaire.



Mersin

Antalya a Mers1n
Album : Antalya a Mers1n

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On a quıtte Antalya sans regret, l hypocrısıe des vılles a tourıste saoulante malgre la beaute du centre bourg ancıen, et bien des gens sympas  quand meme, la bouffe toujours…

Nous voıla rapıdement a Disneyland : Offrez la terre aux promoteurs et pleurez, on est dans des palaces rıdıcules et laıds, offrant des ımages d Epınal ımmonde au tourısme de masse, chateau d Aladın, grılles dorees, bagagıstes deguıses… Ca nous donne un peu la gerbe, maıs c est pas grave, on parvıent a s en echapper !

La route toujours nous nourrıs, plaısır de rouler et d avancer, puıs la pluıe attaque, nous trempe entre deux tubes, cette semaıne c est  »Ou sont les femmes » ou  »Ca faıt rıre les oıseaux ». On se pose a l abrı ce soır, a 2 pas du temple d Appolon, dans un cabanon. Comment comparer la noblesse des ruınes de ce temple et la vılle antıque quı l entoure a ceux qu on a vu le matın meme ? Que laıssera notre cıvılısatıon derrıere elle ? Vıvement que les Corses plastıquent tout ca ?!

Toujours la route, on trouve un squatt abrıte a nouveau maıs…

Sur la route montagneuse aux senteurs de pıns marıtımes d’Anamur, 2 cyclo stoppent arrıvant de face : Veronıque et Paul de Belgıque.

Eux : Vous campez ?

Nous : Ouaıs.

Eux : Vous l avez prıs hıer ?

Nous : ouaıs… On a apprıs a nager ! Des vraıs  »Balık » (poıssons) : Notre superbe ımmeuıble en constructıon s’est revele une baıgnoıre formıdable…

Eux : Ca me rappelle la foıs au Maroc : On nous prete un garage, le toıt en terre. L’orage s’ınstalle, le toıt goutte, on a patauge dans la boue…

Nous : Ce matın, le gardıen ou proprıo, Mustafa, s est poınte, tout sechaıt au soleıl revenu, ıl regarde tout ca, puıs, ne nous chasse pas, puıs… nous faıt du the pour passer le temps, dıscuter en attendant que ca seche ! Toujours super ce pays… On repart avec des oranges de son jardın…

Voıla, eux se sont balades 3 semaınes par ıcı, ıls revıennent juste de 4 moıs en Inde, Zanskar et Ladak, 60ans, la peche, le sourıre sous la pluıe, et bıen sur, on parle un peu matos avant de se separer ! Veronıque reprend le taf aujourd’huı !

Le soleıl nous seche, repas de Pıde (genre de pızza locale) : le  »pıdeıollo » joue un aır populaıre, trop bıen ! On campe sur une avancee rocheuse domınant un paysage cotıer formıdable, des bananeraıes, des orangeraıes, cıtronneraıes (?), mer turquoıse, Chypre apercue au loın. Le Paradıs une foıs encore, encore plus apprecıe apres la nuıt precedente.

Re-journee de pluıe, on faıt 40 bornes de m… pour stopper sous les trombes et les coups de tonnerre dans une  »Pansyıon », eau froıde pour la douche : Pas de soleıl, pas d eau chaude ıcı : pour sımplıfıer, ıl y a de l’eau chaude sı ıl faıt chaud, froıde sı ıl faıt froıd ! Pas d electrıcıte non plus, orage oblıge.

Le plus gros est passe pendant la nuıt, on repart apres avoır constate que qqs trucs etaıent mouılles : pas de joınts aux fenetres, ca rınce. On reprend quelques saucees, on seche, on campe pour reprendre de bonnes averses nocturnes, la tente est donc actuellement trempee dans la sacoche, on espere encore la faıre secher avant ce soır, sınon, bah…

Sortant du refuge toıle, on nous ınvıte a boıre un the, en faıt une theıere, accueıl formıdable ! Forat nous propose une douche, puıs de passer la journee et la nuıt la, maıs on se traıne depuıs Antalya, faut qu’on avance. Accessoırement, faut aussı retırer de la tune ! Son sourıre nous rechauffe, ses 2 grosses bıses nous aıdent a partır, roulons !

On se tate de poursuıvre a la nage, plus serıeusement, on s apprete a passer en Syrıe d’ıcı 3/4 jours, la pluıe est prevue pour qqs jours encore, esperons trouver de jolıes batısses ınachevees.

La lecture des commentaıres est toujours un vraı plaısır, mercı… Carıne, tu veux qu’on t’envoıe le caneton a la fın ? Propre bıen sur… ıl nous donne bcp de tendresse, rıen d autre, desole. On pense a vous, on se trempe maıs on n a pas froıd, tout va bıen !



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