Cairo – complete le 28/12

De Madaba au Caire
Album : De Madaba au Caire

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BONNE FETE A TOUS en ce 28/12…On a quitte Madaba sur le champ…… enfin, sur une magnifique route ou le soleil couchant dore la route et jongle avec la pleine lune dans un voile nuageux couleur parme. C est avec une magnifique vue sur la mer Morte qu on dort ce soir sous des pins maritime berces par la brise nocturne du mois de decembre. On se reveille avec Israel en ligne de mire, un desert jordanien a droite, un autre a gauche et la mer a quelques kilometres en contrebas. On ne met pas longtemps avant de l atteindre, elle et ses mouches qui vous quadrillent chaque  centimetre carre de votre peau a l instant ou on fait un arret pour admirer cette mer d une couleur etonnante et ses stalactites de cristaux de sel qui se forment sur chaque rocher ou vulgaire caillou qui lui servent de rivage. On tente donc l experience de se baigner au risque de ne jamais toucher le fond !!!! c est bien ca, on flotte comme nulle part ailleurs, on peut tenir une position verticale sans faire aucun mouvement. La texture est bizarre mais interessante a decouvrir ! On  passe le point le plus bas de notre periple a -400 m, il fait beau, chaud, la route nous laisse glisser jusqu’a un bon repas, puis un accueil chez des bedouins : on plante notre toile sous la leur ce soir ! Toujours du the, mais peu d’echange, barriere de la langue oblige, et sans doute n’est-il pas necessaire de parler beaucoup ici.

 On reprend vite de l’altitude en se dirigeant vers Petra. On traverse une rose vallee de roche,  c’est magique et raide, et se termine, comme on aime, par un the offert, au feux de bois sur un grand rocher dominateur…

Les villages suivants nous conduisent d’arnaques en hypocrites, on s’eclate moins, on apprecie peu d’etre cible des jets de pierre d’enfant nous ayant saluer de leur beaux sourires l’instant d’avant. Loulou est d’autant plus triste qu’il fut incapable d’en detruire un seul ! Rien de bien mechant, quelques rencontres plus sympathique, mais on devient ferme et mechant, c’est bete… on campe donc a l’ecart des hommes, sur la beaute d’un plateau survolant les decors mineraux incessant, spectacles toujours renouveles aux lumieres celestes puis sous les etoiles : ca nous troue le cul toute cette beaute !

Puis Petra, temples sculptes dans les roches roses, touristes et backpackers (sacados) de tous pays, nourriture infectes et problemes relatifs a leur ingestion. Nous vomimes, nous degoulinames, nous fievrimes, nous tremblames, nous detestames etre ainsi, le moral dans nos chaussettes puantes, nous pensames a nos tendres mamans – veridique ! – et nous primes une grande decision : ON RENTRE !

Entre quelques arrets inopines, on rejoind la vallee desertique qui joind les deux mers : Morte et Rouge. On suit la route jordanienne, la frontiere israelienne, la route symetrique de cette contree, entoures des remparts montagneux. Quelle betise : deux routes a cause des frontieres… camping dans les sables fins, puis on arrive a Aqaba. Achat d’une horrible pompe chinoise pour remplacer nos merveilles volees a Petra  quel merveilleux pays, pas presse de repasser la, pourtant, c est tres beau…

Bien decide a rentrer, on prend le premier ferry pour l’Egypte : ca y est, cap a l’Ouest jusqu’a Gibraltar !

Repos a Nuweiba, on retrouve une nourriture appetissante, saine et peu couteuse, bonheur retrouve en compagnie de 3 australiennes sympas, de deux couples de « truckeurs », voyageurs en 4×4 impressionnants, ils rejoignent (separement) l’Afrique du Sud, sur un ou deux ans, puis continueront, vers l’Inde pour les hollandais, l’Amerique du Sud pour les chasseurs d’image allemands… Une bise aux poissons colores de la mer Rouge, et suite a un bref passage a Taba – sur la cote – on part pour le Sinai…

On le traverse sous un vent terrible, sans rencontrer Dieu comme d’illustres predecesseurs (Moise et ses copains pour les incultes !), mais le Petit Prince oui, le petit Mohammed et ses grands yeux noirs lumineux et sa djellabah. Il nous remotive pour attaquer nos Vols de Nuit, le vent y est moins fort. On roule sous les etoiles, on dort quand on en peut plus, pres d’une carcasse de chameau dans une decharge ou dans une dune digne de nos fantasmes de desert. Et on mange des bons trucs le jour, par exemple les poissons seches chez LA femme : on ne voit en effet qu’une seule et unique representante de la gente feminine pendant cette navigation.

La nuit du 24/12, on pense a vous, vous esperant rassembles dans l’amour des uns et des autres, pendant qu’on pedale dans le Ciel n’y voyant ni traineau, ni renes, ni pere Noel, mais Orion dans toute sa splendeur, les Pleiades, la Grande et la Petite Ourse, des tas de shooting star pour  faire de beaux voeux, vous envoyer de douces pensees.

Pour Noel le vent cessse enfin, on revit. On passe sans le voir le canal de Suez : tunnel ! Des militaires surveillent tout ca et comprennent pas trop d’ou on sort. Derniere autoroute pour le Caire : on y mange sans cesse depuis hier, c’est fabuleux ! Cet apres midi, on est alle saluer les pyramides et le Sphinx, c’est tres joli.

Demain, on tente un visa a l’ambassade de Lybie et on se renseigne de l’etat securitaire algerien, pour definir la suite du trip. La, on vient de se regaler de vos mails et commentaires, merci… ca fait du bien a chaque fois, continuez ! On est heureux…

Suite le 28/12 : tournee « desastreuse » des ambassades : ni de visa lybien – on s’y attendait – ni de visa algerien – on s’y attendait pas – il fallait le faire depuis la France, ou on nous avait pas dit ca du tout… on glandera donc ici demain, voir le vieux Caire et sa citadelle, puis on va vers Alexandrie, essayer de s’embarquer vers la Tunisie, voir meme le Maroc, si on trouve un cargo, ou un voilier, revons…



Madaba

Beirut a Madaba
Album : Beirut a Madaba

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On a quitte Beirut, comment dire, ce fut ……..Beyruth et puis finalement on a trouve la bonne route – 36 km……….de cote pour un denivele de 1500 metres et tout cela abattu en 3 heures. A cette altitude, ce n est pas Beyrouth qu on apercoit derriere nous mais un immense nuage brun qui nous empeche de voir la mer blanche du milieu. bref, on le laisse derriere nous et on descend dans la vallee de la bekka, accompagne par les klaxons incessant des libanais et les nuages de fumee noire que nous lachent leur mercedes de 1960 ou apparait encore un « D » comme Deutschland. Entre les montagnes du « Liban » et de « L’Anti Liban », on file droit devant nous sur un immense faux plat qui nous emmene malgre le vent de face jusqu a Balbeeck. Il est 16h, a cette heure-ci, le soleil rend la montagne rouge, puis, c est la nuit. On trouve un campement, c est une aubaine, on aura une vue magnifique sur la neige eternelle du Liban demain matin, a moins que …….

On s installe, tente montee en moins de 2 (on est encore plus rapide en cas de pluie). on se pose et degustons nos derniers baklavas et autres mignardises trouvees sur le chemin. Arrive une voiture, puis deux, puis trois, bientot, c est 7 ou 8 hommes qui sont avec nous et qui se demandent ce qu on fait la. Nous sommes dans la region du Hezbollah, chose que nous ne savions pas vraiment, et des gens qui campent comme ca en plein hiver, ca peut etre louche, on pourrait transporter des tetes nucleaires dans nos saccoches……une sorte d’attentat au velo piege ?

Bref, malgre les loups, les chien, les hyenes et autres lynx, on dort comme des princes dans notre palace avant de visiter les temps antiques au palais de Jupiter, mais surtout de Venus ou Bacchus, notre prefere ca va de soit. Que de constructions grandiose, les dernieres folies imperiales romaines avant la chute, cite immense dans la vallee libanaise. Et on achetera pas de tee-shirt « Hezbollah », on va pas donner d’argent a des militaires.

Le fleuve d’asphalte nous offre un dernier salut a Karim et Christian, une nuit offerte dans une cabane au bord d’un ruisseau en compagnie d’une petite caille et autres piafs, quelques friandises partagee en espagnol avec un libano-colombien, et une cote interminable avant Damas.

On y retrouve Cecile pour les visites de souk, presque vide, c’est exceptionnel, pour les fetes musulmanes – Eid. Ruelles couvertes, un portique et quelques colonnes, citadelles, mosquees evidemment, portrait de « Top Gun » (Bachar Al Assad en Ray Ban !) ; des tetes de moutons sacrifiees et du sang sur les trottoirs nous mettent en appetit. Soiree francophone ou l’on nous donne des visions du pays, entoure de syriens, afghan, francais, belge, et metisses. Joie d’etre accueilli encore ce soir ! L’occasion de gouter les crus libanais, de discuter avec d’autres jeunes sans effort de langage, d’aborder des tas de sujet, ca nous change des gestes !

La poesie de la route reprend en prenant cap au sud, on n’ira pas plus a l’Est desormais. Tiens, un mec sur un velo decat’ au bord du chemin : Alban arrive de Lille pour son pelerinage vers Jerusalem, il a rencontre, photographie, vecu a fond depuis fin aout (lillejerusalem.unblog.fr pour les amateurs). On passe 2 jours ensemble, quittant la pluie pour le vent – de face – et la Syrie pour la Jordanie. On nous offre le the et des sardines a l’huile, une bougie : lumiere !, lors de notre dernier squatt en maison inachevee.

Descentes et cotes se succedent dans les collines bibliques jordaniennes, toujours le vent, prions Eol de se retourner les jours qui viennent… Les oliviers sont toujours la meme si la Mediterranee s’eloigne, Aman arrive enfin, son theatre antique nous surprend, pas le reste ! Ambassade de Lybie fermee pour quelques jours, on attendra donc le Caire pour supplier et tenter desesperement d’avoir un Visa ! Desormais, la mer Morte nous attend, peut-etre fera-t-il plus chaud au point le plus bas(- 400 m environ) de la Terre ?

Merci a tout ceux qui m’ont fait l’honneur de songer a mes 25 ans, en photo fabuleuse -ils se reconnaitront, merci le chat ! – ou par des mots, toujours touchant, d’autant plus avec la distance ! Ici, on a fete ca autour d’une biere dans une laiterie libanaise ! Bises a tous / loulou

Resultat du concours : une faible participation mais de qualite mettent Sandrine et Renee en tete ! Envoyez-vos adresses !



Beyrouth

 

Mersin a Beyrouth
Album : Mersin a Beyrouth

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Par quoi commencer pour raconter cette semaine de reve…

On quitte Mersin, la meteo pleure puis on arrive dans un bled pour camper, ca commence : on passe la premiere partie de soiree au coin du poele du cafe de la place en mangeant des toasts et en buvant du the, ca vous surprend plus, et du jus de betterave, bon. En partant, c est hors de question qu on paie la note, « Ah, merci ! », puis on suit Mustafa qui nous accueille dans son salon. On papote en regardant le Tourner Manege local, on parle un peu avec son Imam de pere, on dort au sec tandis que les trombes tombent toute la nuit. Petit dej de compet’ assis sur le tapis, on repart prendre les gouttes…

Oh surprise, apres s etre fait recrepir la gueule aux eclaboussures de camions, on se pose manger (servi par une nana, oh surprise !), le soleil arrive, nous seche la maison, le decor se revele, superbe, champs plats entoures de vallons, certains couronnes de chateaux, on trouve une fontaine pour se laver dans les collines, on arrive comme des sous neufs au village du soir : c est encore un accueil formidable, d’Ahmet : on n’a pas faim mais ON DOIT manger – c’est super bon – donc on se plie aux attentes de toute la famille reunie, enfants, mamans, le gosse en permission du service militaire, que de sourires, de rigolades et d echanges autour de nos cartes.

Visite du caravanserail au reveil : rebati et donc dans un etat superbe, on a donc dormi pres d’un des mythes de la route de la soie, sur les traces de tant de voyageurs… Magnifique ouvrage au-dela du reve qui y est lie.

La route glisse vers les orangers, Manu se fait offrir des kilos de mandarines sucrees juteuses : on bouffera pas de litchis cette annee, mais on compense de cette maniere… visite express d’Iskenderum ou on se repere pas, la fin de journee nous pousse vers un nouveau village, vers un nouvel accueil incroyable : c’est Fatma et sa famille qui nous offre un somptueux diner, toujours assis en famille autour du plateau argente, sur le tapis du salon. Fatma a vecu 10 ans en Allemagne, ca baratine donc teuton, turc, gestes et grimaces ce soir… On a ose demander a se laver les pieds pour pas pourrir l ambiance. On part dormir dans l ancienne gendarmerie, les flics nous serve efficacement dans leur absence. On est charge de bouffe : on allait pas partir les mains vides ! On a : des clementines a s en rendre malade, des cacahuetes, des biscuits maisons, des pommes, du pain, citron, on en oublie…

On roule sur un chemin de reve entre ciel et mer, forets et rivieres des galets, on se fait offrir des sandwichs par des femmes chez qui on a admirer la preparation du pain, cuisson au feu de bois… magique ! Vous n aurez pas de photos de tout ca, ca marche pas bien aujourd hui. Et encore des clementines, au cas ou ! Pour les vitamines ils nous disent ! On bouffe tout le temps, c est vraiment un beau pays !

Le soir, on gagne une ville proche de la frontiere, on evite les gouttes et l orage par differents coups de chance, la soiree se passe avec les alcooliques reunis puis les spectateurs du match Galata Saray/Ukraine – 0/0 a la mi-tps – les joueurs de cartes, puis on suit un personnage, Ismail qui nous loge, apres avoir virer ses 2 filles de la chambre. Il fait autant de mouvement qu un moulin mais on comprend pas grand chose. A grand coup dans la porte on est reveille a l heure des coqs, pour reprendre la route. La pluie s arrete apres une nuit au sec sous l orage, merci encore… La Syrie nous ouvre ses portes apres qqs km de cotes, on va pouvoir manger encore ! Nuit en hotel a Lattakia, on retrouve qqs belles architectures au milieu des immeubles de beton, des quartiers de pecheurs zen, une chapelle immaculee, et notre premiere puree de pois chiche, a l huile d olive parce que l huile d olive c est bon. Patisserie en dessert… Biere egyptienne…

On roule vers une plage pour la nuit suivante, visitant une jolie ville et son theatre antique, douceur de ne rien faire entre deux galettes de petrole dans un lieu calme, lumiere… On repart.

Apres quelques sandwichs a la menthe en compagnie d un anglophone et d un coca chez un lusophone – on lui repond en espagnol mais c est pas terrible ! – on quitte Tartus pour se rapprocher du Liban. Apres pleins de refus, on s’arrete chez des syriennes et non des sirenes helas qui nous ont surpris, c est les hommes qui appellent en general ! On reste manger : papa reste avec nous, maman et les filles regardent ! Ils veulent nous marrier : OK, si elles suivent a velo ? Ah, moins motivees… d ou le nouveau grand jeux concours… Encore une belle soiree, bcp de jeunes baratinent un peu d anglais : nombreux sont ceux qui ont sillonnes la grande mer blanche du milieu, celle qui nous sert de rond point depuis bientot 3 mois. Les cargos les ont emmene a Sete, Marseille entre autre, super sympa tous. On va pas dormir dehors, donc on re-dine (MANGE. sans discussion possible), et le matin, on traine a papoter avec les uns les autres, petit cafe au soleil, lait frais encore chaud, douche chez un autre et… repas encore, accueilli par tout un quartier en fait, c est fabuleux, ciel et mer se battent le bleu le plus intense.

On roule alors vers le Liban, passant Tripoli pour atterir chez Bertrand, francais adopte par le pays depuis 5 ans, il nous offre un accueil digne des jours precedents, visite de Tripoli by night, citadelle non eclaire car l electricite est coupee, que de voutes superbes en ogive, dans une pierre brune/rousse, c est superbe… on se laisse compter une vision du Liban qui nous rend deja le pays attachant. Quelques videos de Jordanie aussi pour nous mettre l eau a la bouche, et parler francais enfin, ca facilite les choses !

Hier, on a visiter Biblos d ou vient l alphabet, encore des voutes et des belles choses, une plage accueillante pour la derniere nuit avant Beyrouth ou l on vient d arriver : ca s annonce bien ! 2 ans apres les bombes, le centre historique est deja rebati et superbe, autour c est plus variable, c est Sarajevo, on decouvre juste donc on en dit pas plus.

GRAND JEUX CONCOURS : JHs cherchent jeunes filles 20/50 ans aimant les balades a velo et les effluves viriles, la discussion sans langage commun et manger 5 fois par jour.

Les 2 meilleurs reponses a cette annonce seront recompensees d une carte postale. Les hommes peuvent participer a condition d ajouter « ette » a leur nom. Lachez vous, soyez creatifs, on a hate de lire… Laissez vos reponses en commentaire.



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