Barcelona

Tiens ! le vent a souffle cette nuit, on dirait. On dirait meme qu il souffle encore… ah mais oui, il souffle encore ! dans tous les sens parce qu´on est en ville, qu’importe, nous pedaleront par vents et marees ! des que les vents souffleront, nous nous en allerons ! les arbres araches, des panneaux publicitaires écrases, des taules qui vibrent encore avec des vents de plus de 30 noeuds, des gerbes d’eau qui s’envollent sur une mer plate, mais puisque il fait beau et qu’en dehors de la ville, le vent nous aide parfois en nous portant a 50km/h sur du plat,ou au contraire nous faisant passer de 25 km/h à 0 en moins de 2 secondes et qu’il tente meme de nous faire passer par-dessus la rembarde de securite, nous arriverons a faire nos 90 km quotidiens.

 

 

 

On le defie donc et on a bien raison, c’est une de nos plus jolies etapes espagnoles, on a quitte les horribles villes balneaires pour se rapprocher de la sierra, ça monte mais peu et c’est bien assez avec eole qui s’amuse, on découvre donc les plantations d’oliviers en terrasses, les orangers et les clementines qui depuis cette nuit font de veritables tapis oranges sur les terrains irrigues de la region de Valencia.

 

 

 

Apres etre sortis des gorges de Gorgos et pris notre bière quotidienne, une Cruz Campo, la premiere, on parvint à se mettre a l’abri du vent pour la nuit.

 

 

 

On repart pour une petite etape qui nous mene à Valencia, le vent s’est calme et il n’y a plus qu’a se baisser pour ramasser les oranges. C’est quand meme fou ce que les arbres peuvent jeter ! On traverse des marais… sans flamands, on longe une route bordee de prostituees (il est seulement 11 heures du matin).On rejoint rapidement les fronts de mer, les pietons qui vont avec et qui marchent sur l’unique piste cyclable en ce beau dimanche ensoleille ! L´arrivee dans Valencia se fait une fois de plus avec un peu de chance malgre la pluie ; un cycliste croise quelques kilometres auparavant nous rattrape à l’entree de la ville et nous guide jusqu’au centre. De le, on trouve l’auberge ou on restera deux nuits pour se reposer.

 

 

 

On y rencontre un Suisse (Olivier), encore un, mais qui, comme nous, voyage a velo. Il prend la direction de l’Afrique pour descendre le plus bas possible ! Ca parle forcement velo, saccoches, remorque, route N 340, C 31 …, on se renseigne sur les jours a venir. D’autres touristes dans l’auberge de cette superbe ville, batiments anciens resplendissants au centre, base ultra-moderne reussie en peripherie. Et pleins d’etudiants en recherche de logement pour leur semestre en Erasmus. L’un d’eux nous fait bien rire, appelons-le « Modeste Erasmus », il sait qu’on a qqs kms dans les pattes mais…

 

DIALOGUE AVEC MODESTE ERASMUS :

 

- (les2pedalent) t’es la pourquoi ?

 

- (Modeste Erasmus) un semestre universitaire, j’ai envie de vivre comme un globetrotter, partir… donc je me suis lance dans cet incroyable projet

 

- (l2p) : mmmhh…

 

- (ME) : je me sens tel un aventurier, avec toutes ces nouveautes a découvrir !

 

- (l2p) : mmmmhh, mmhhmmmhhmm. Mmh

 

 

 

 

 

De Valencia, on continue notre route vers le nord. Avec notre habitude des villes et un petit coup de main de notre pote le soleil, on trouve directement la bonne route pour sortir de cette ville magnifique. On ne retrouvera la mer qu’en fin de journee mais nos narines ont ete remplis d’effluves de fleurs d’oranger toute la journee et nos papilles ont jubile lorsqu’on leur a fourni quelques delicieux fruits acidules. Nos bicyclettes se sont echouees ce soir sur une plage de Benicassim juste sous un balcon d’une residence secondaire. Il y fait encore assez chaud pour prendre une douche froide en plein air (pas plus de 12 degrès). C’est si bon d’etre propre !!!

 

 

 

On part mercredi sur une route encore magnifique, on la quitte pour un sentier limite pratiquable a velo qui passe entre la sierra et la mer. A gauche, a droite … rien ! que du bonheur sur 15 kilometres, juste des senteurs de pins et une mer bleu turquoise. Au bout du sentier, on rejoint la presqu’ile de Peniscola. On reprend ensuite notre route de predilection la N 340 jusqu’à San Carles de la Repita. Ce soir, et parce que ce type de terrain de camping manquait à notre actif, nous campons dans un champ de clémentines.

 

 

 

On a entendu les canards chanter cette nuit, a moins que ce soit les aigrettes ou les cormorans…, les terrains autour de nous sont marecageux mais le froid a fait fuir les moustiques. Pour le petit dejeuner, ce sera des clémentines fraichement cueillies, s’il vous plait.

 

 

 

On roule en direction de Taragona.Les orangers se font oublier pour laisser place aux oliviers centenaires qui bordent les routes. Arrive en ville, on fait une petite escale, histoire de reprendre un peu d’energie, ce qui se traduit par sandwich jambon fromage – depuis qu’on est de retour en Europe. Message subliminal : lorsqu’on rentre, on veut des tartiflettes, des fondues en tout genre, des gauffres, des super tartes, canard à l’orange,… On visite assez rapidement la ville meme si elle est vraiment tres jolie et nous continuons notre journee jusqu’a Altafulla. toujours face à la mer, un petit terrain arbore nous accueille, il suffit de passer le petit portillon ou il est inscrit : no pasar. Mais qu’est-ce que cela peut-il bien vouloir dire ?Indeci Toujours est-il qu’on trouve egalement le porche d’une maisonnette pour s’abriter du vent ainsi qu’une douche d’extèrieure (froide) pour desagreger nos effluves de deux jours ; pour une fois, on etait presque pas sales!

 

 

 

Apres un petit déjeuner au soleil face a la mer, on enfourche nos montures pour se rendre a Barcelona. On fait escale cette fois-ci a Sitges, une tres jolie petite ville encore. On longe ensuite la corniche qui surplombe la voie de chemin de fer et la blanche du milieu. Elle nous donne de minuscules suees et on est oblige de la quitter pour la joie de retrouver l’autoroute, les 4 bandes successives, les sorties et voies d’insertion qui nous forcent a rouler tels des acrobates sur l’asphalte comparable à la patrouille de France dans les airs. Apres quelques klaxons d’automobilistes dans l’incomprehension de nous voir sur ces routes a multiples voies, on penetre finalement dans la ville de Gaudi. On y trouve assez rapidement une auberge ou notre hote californien parle français. Une vraie cuisine et une douche chaude nous y attendent.



Alicante

De Malaga a Alicante
Album : De Malaga a Alicante

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Aujourd’hui, ce sera bref : fini l’exotisme, les pyramides, les mers ou l’on flotte, les mosquées enormes, les paysages balkaniques, la cuisine orientale (pain/huile d’olive au diner ?) et autres monstres jordaniens… ca sent le retour.

L’Europe, du PQ plein les WC, les rues propres pleines de voitures neuves, les allées de palmiers des stations balnéaires stéréotypées : mer, plage, corniches, immeubles de 15 étages. Parfois, une belle église, un théatre romain deux fois millénaire comme a Cartagena por ejemplo, des filles jolies avec leur cheveux détachées – quelle provocation ! – et de jolis décors tout de meme quand une route cotiere s’offre a nos gambettes, traversant sierra escarpées aux points de vue eblouissants, nous conduisant de Lidl (ah, les brioches de Maitre Jean Pierre !) en Maxi Día.

On les cherche un peu ses belles routes tant on se trouve par la force des choses dans des cités estivales desesperantes qui s’enchainent dans un concours de banalités, ou dans des zones commerciales sans fin. Quand, tout a coup, tout cela s’efface, que de merveilles, de bleus, de pins, de roches grises ou roses, de bruyères mauves, de ruines evocatrices, de petits villages charmants (heu, un seul). On a meme eu le vent dans le dos, c’est vous dire comme tout va bien ! Et pour la premières fois, on baratine un peu la langue locale, quel confort que celui d’echanger un peu avec ceux que l’on croise.

Ca sent le retour, on y pense, on en parle, « et toi, tu vas faire quoi, tu vas bosser où, tu repars quandoùcomment ? ». Notre promesse nous unit : on le finira un jour ce tour, dès que la frontière Algérie-Maroc est ouverte, que l’Algerie semblera plus frequentable aux cibles à roulette, que Khadafi nous ouvrira ces portes pour au moins un mois, on roulera de Tanger a Alexandrie… Et qui sait, on pourra peut-etre rouler d’Egypte à Beirut par la cote ? Enfin ca…

Voila, aujourd’hui, on profite d’un surprenant 24 degré pour oublier nos manteaux et souffler un peu ! Merci a tous pour les commentaires… a bientot…

 



Malaga

Chaouen - Malaga
Album : Chaouen - Malaga

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  Le bleu de Chaouen vous rappellerait le bleu de nos yeux et de celle qu’on longe depuis le debut. On en est presque tombe amoureux et il vrai que passer plusieurs jours sans la voir en devient frustrant. Apres etre descendu de chaouen a travers monts et vallons en longeant le canyon, on a rejoint la mer blanche du milieu (qui est plus bleue que blanche), ce fut plus montagneux que prevu mais plus ca monte et plus c est beau, et puis ca nous rappelle qu on a des jambes (……trop belles !). Par ici, la lavande est deja fleurie et son odeur nous ferait presque croire qu on est en ete. Retour a la realite, il ne fait que 17 degres et le K-way et les gants sont de rigueur dans les descentes, mais qu’importe, on l’a retrouve, elle est bien la avec la corniche qui va avec. On en profite pour dormir sur un bout de falaise, la vue est somptueuse (normal, on dort dehors alors autant que ce soit beau !), du coin de l’oeil, on surveille l’ancien village de pirates situe en contre-bas. Cotes et descentes s enchainent jusqu a Tetouan, le soleil ne nous a pas abandonne meme s’il se cache un peu parfois, le vent de face nous a meme rendu visite.

Tetouan, c est un peu comme……..demandons a notre guide qui n’a pas besoin de sous, qui nous fait la visite pour rien et qui nous prend un peu pour des lapins de 6 semaines , reprenons donc, Tetouan : une belle Medina avec trois quartiers : des berberes, juifs et andaloux, 60 000 personnes au total, 45 mosquees et aujourd’hui (comme par hasard, le jour ou nous passons a Tetouan) la cooperative du quartier berbere est ouverte au public et tout est a 50%, et comme notre chance n’a pas fini de nous sourire, on peut meme monter sur le toit de la cooperative pour avoir une magnifique vue ( de toits) de la Medina, mais pas trop longtemps quand meme parce qu il faut maintenant visiter le magasin. J’ai failli oublie, les gentilles femmes berberes qui vendent leurs legumes dans les allees ont laisse leurs anes sur le parking a anes a l’exterieur pour pas salir et encombrer les allees. Donc, je ne vous l ecris pas trois fois de suite, mais cette histoire, Hamed nous l a raconte minimum trois fois. Il y a 300 familles de Berberes dans la montagne au-dessus de Tetouan et les femmes sont descendues aujourd’hui avec leurs produits.

On a vraiment trop de chance !!!!

Apres avoir fait comprendre a Hamed qu’on allait continuer la visite tout seul comme des grands, on a fini d erer dans les differents quartiers, on a pu deguster quelques cornes de gazelles, des supers sandwiches poisson-lentilles, d’autres aux oeufs offert par un technicien en climatisations et quelques autres patisseries.

Notre journee s’acheve a une vingtaine de kilometre de Ceuta (sebta). Le vent a forci et apres le chocolat chaud pris en terrasse, on trouve un endroit a l’abris dans une oliveraie protegee par une allee de sapins. Impossible de camper sur la plage, un militaire piste le moindre « candidat au suicide » qui souhaiterait traverser le detroit pour rejoindre la vieille Europe. Derriere les sapins, dans les marais, on apercoit des flamands roses, des dromaderes en train de paturer, des cigognes qui attendent le meilleur moment pour remonter dans leur nid. Il s’ecoule peu de temps avant de voir une voiture s’arreter (on etait pourtant bien cache…..zut !!!).

en espagnol

- »bonjour m’sieur le proprietaire!

-Vous allez camper la avec ce temps ?

-euh …oui, si ca ne pose pas de probleme !

-aucun soucis mais faites attention aux voleurs, attachez vos velos aux oliviers.

-oui monsieur, merci beaucoup.

Moralite : des saccoches oranges sur un velo, ca ne passe vraiment pas inapercu…..on s est fais denonce, cela dit, on avait pas chercher a etre discret !

 Tente montee et voila l’averse, qui dure, qui dure, eh bein on s’en fou, on est a l’abri. Au reveil, le soleil a chasse la pluie et l’araignee gipsy remonte a la goutiere ! On en profite pour se rapprocher de Ceuta, prendre un copieux petit dejeuner avec un chocolat chaud, puis un deuxieme, oui-oui monsieur le serveur, un deuxieme ! On fait quelques achats pour les jours a venir, quelques clementines, olives (1kg) et autres bonnes choses et c’est parti pour la traversee du detroit.

On quitte l’afrique pour le vieux continent et qui dit vieux continent, dit : bieres pression du soir, porc, Decathlon (qui nous permet de retrouver des pompes a velo dignes de ce nom et du gaz pour nos plats de pates au pesto) et …… obligation de rouler sur les 4voies du littoral parce qu il n y a pas d autres routes !

voila notre passe temps depuis hier, la cote est peu sauvage et l’anarchie des immeubles nous font penser : « ca a du etre beau avant »

Ca devrait s ameliorer pour demain, on devrait retrouver des petites routes comme on les aime, celles qui nous font apprecier le tour qu on est en train de faire.

Ce soir on a perdu nos odeurs familieres des 5 jours passes, on les a troque contre une bonne douche dans une auberge a Malaga, chouette ville quoiqu’un peu grosse, notre hote de ce soir est colombien, il s’appelle Louis et a un humour appreciable.

Quel bonheur de pouvoir comprendre et de s’exprimer dans a langue du pays qu’on traverse !

Hasta Luego todos (clin d’oeil a la familia Morinos) 



Chefchaouen

Du Nil a Chefchaouen
Album : Du Nil a Chefchaouen

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Les nouvelles aventures de Forest Gump et de l’epouvantail sont arrivees !

Alexandrie. Fin de l’exclusivite cyclistique. Le train devore deux grosses journees de velos en 3 H : toute cette vitesse, on est perdu en arrivant au Caire. Quelques bornes, un dernier repas egyptien, qui se revelera le seul degueulasse helas, pas classe ! Les acrobaties aeroportuaires – Monsieur l’agent, on veut rentrer dans la salle d’embarquement avec nos bicyclettes boueuses, oui oui… Quelques heures plus tard, on a traverse le Nord de l’Afrique, arrache au Nil et a nos reves de velos sans compromis, ou de bateau en moindre mal, mais… on va bouffer des tajines, ne gemissons pas.

Selon une tradition slovene, on fait 500m avant de camper dans les bois de l’aeroport Mohammed V, profitez des senteurs de kerosene et des poubelles eparpillees. Bizarre au reveil de se sentir si loin des terres pharaoniques apres une courte nuit, on a perdu la vitesse dans notre mode de pensee.

Le ciel bas, les premiers coups de pedale : youpi, fini les coups de klaxons incessant qui nous rendait presque migraineux ! heureusement, on retrouve les anes et les charette, un pain merveilleux pour le petit dej’, des gens gentils : le premiers nous envoie une brique de lait en accompagnement, ca s’annonce bien !

Suivent : la visite de Casablanca sur la thematique des banques – on y voit aussi la deuxieme plus grande mosquee del mundo, si si, une medina, du poulet grille, un port, Abdel, le thé a la menthe de son voisin, etc… Campement sous les eucalyptus, la route, la pluie, le ragout de dinde fameux, les terres detrempees, vallons erodes : nos squatt se dechainent, on campe dans une « chapelle » de cimetière : les voisins etaient calmes.

Puis la pluie, le vert des monts et vallees, « gorges » dit notre carte mais faut pas s’enflammer, c’est tout joli, un peu froid et mouillé. On finit sur la paille apres un tajine bien chaud et la crainte de camper dans la boue.

4° jour : de la viande grillee, et une bergerie pour la nuit, pour trouver : apres les collines vertes fluos sur fond de ciel un peu plus bleu, tourner a droite vers le hameau, demander a Hassan ou dormir – ses copains comprennent pas bien le mime de la tente pourtant experimenté – le suivre a travers le champ de boue, lui refuser l’interieur chaud de pisse entre autre et pleins de brebis toussantes, et planter la tente dans l’etroite avancee empaillee. Ensuite, tout le monde est pres a nous recevoir : etrangeté des rapports humains, on n’est deja plus etranger, apres qqs minutes. On refuse, la flemme de retraverser la mer de boue, l’envie de dormir bien vite… Hassan revient avec un couscous, trop bon, trop tard : on a deja devoré… puis son pote apporte le thé a la menthe, succulent. Au reveil, thé et dattes, assis tous 3 sur une botte de paille, regardant le retour du dieu Soleil, enfin !

La route nous porte au pied des montagnes, les paysages nous regalent, un couscous nous rejouit, le soleil chauffe un peu, pas trop. Ca monte, ca faisait longtemps. Nos chaines regraissées ne pleurent plus, le mecano nous a genereusement offert de la graisse : « avec plaisir ». Des enfants nous jettent… des fleurs ! on regrette pas les c… de jordaniens. Des sourires, des pouces levés, des maîtres djedaïs – hommes en djellabah à capuches pointues partout. Des oliviers, chênes liéges. On campe dans les monts, berces par la riviere, le sourire d’Abdullah qui vient nous porter des bieres – ah non, du thé à l’absynthe -  du pain et de l’huile d’olive parce que c’est bon, pour veiller un peu, il fait frais. On le retrouve ce matin, l’âne aux fesses tannées tourne autour du moulin, ecrasant les olives pour en faire le liquide aimé. Il nous en parle en français, avec passion.

Plus loin, sous les sommets enneigés, on se pèle a Chefchaouen, ville bleue et belle, touristique, ou on peut acheter du haschish, vous connaissez ? Douche chaude, clavier azerty, on papote francais, anglais, espagnol, ce qu’on peut, et on va… MANGER DU COUSCOUS !

on vous met en lien le blog d’autres mecs à pédale : on se suit, on se double, on s’est tjs pas rencontré hélas : tourmediterranee.unblog.fr



Alexandrie

On est parti de bon matin, quittant le Caire plein d’entrain, a bicycletteu. On suit un bras du Nil, l’une des plus vieille voie de circulation, et on se perd presque pas, un peu quand meme dans les chemins de sable impraticables ou l’on pousse pendant 1 ou 2 heures, en chapardant des clementines delicieusement juteuses et sucrees. Que de gens sympas, on nous offre des thes, des moments agreables… Puis on retrouve la route, ses klaxons alienants, le plat pays, vegetation tropicale, palmiers, manguiers – vides helas – agrumes, pechers, vigne, champs de feves evidemment - on en mange a chaque repas -  pour camper, comme au premier soir du voyage, aupres d’une ecluse.

Lever pour rouler, comme toujours, face au vent. On suit notre fidele canal, quand Ahmed nous arrete : on allait se perdre, il nous improvise un plan en arabe, plus pratique pour demander notre chemin, nous offre le the, et le repas. On n’ose pas trop, on picore 2/3 concombres et falafels, pour s’offrir un festin un peu plus loin, toujours entoure de gens sympas, souriants et curieux, parfois penibles mais pas cette fois-ci : on mange sans etre bouscule.

Puis on roule, toujours. Pas vite, vent oblige. Quelques villes envahies de rick-show plus ou moins decores, tunnes, et mal pilotes ! Puis vient la pluie, elle ne dure pas mais trempe tout : ou camper, la boue a envahit l’espace ? La route trop frequentee nous saoule, on prend un chemin-patinoire au coucher du soleil, « On peut camper la ? » La reponse est claire, claquement de langue sur le palais : NON. La nuit tombe, on retrouve une route calme, un repas et un sahlab – verre de lait epaissit parfume a la vanille, coco, arachide, un dessert fabuleux. On n’est plus qu’a 50 km de la ville chere a Clo-clo : allons voir si les sirenes y chantent encore la meme melodie. On roule, on se perd pas trop, on echoue dans un hotel : le temps d’une douche (Chaude !) pour virer nos kilos de crepis boueux, et bonne annee ! Quelques petards animent la ville ou l’on s’endort, epuise par notre plus longue etape.

Depuis, on erre dans la ville decrepite, a velo, a pied, de port en port, de bureau en bureau, de gens gentils pas au courant a gens moins gentils forcement un peu plus au courant, pour petit a petit accepter l’evidence : ce sera pas un beau voyage sans avion, on doit accepter d’abandonner la noblesse de nos vaisseaux a pedales ou des quelques navires deja empruntes pour suvoler dans tous les sens du terme 3 vastes pays. Un grand bond en avant. La fin d’un reve. On va repartir au Caire en train, d’ou on volera vers Casablanca. Vivement un bon couscous pour nous faire oublier l’interlude !

Pour tuer le temps, la recherche de l’amphitheatre romain se revele plus infructueuse que celle de la magnifique nouvelle bibliotheque, bel ouvrage moderne en volume et lumiere ou l’on glande a la lecture de magasines francais ininterressants au possible. Quelques belles surprises se cachent entre les batisses plus ou moins lepreuses, eglises orthodoxes et mosquees, sourires et regards, repas et nuit quasi-offert pour des journees a moindre cout.

Un grand merci pour les mails et commentaires, bonne annee a tous, c’est d’epoque, portez-vous bien et attendez-vous au pire : on risque de repasser dans vos salons plus tot que prevu… Qui vient nous rejoindre au Maroc ? En Espagne ?



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